Vibe coding : définition, outils et limites

Visuel « Créer ton app IA avec Claude » sur fond violet, visuel de la formation Créer une application avec l’IA de Dyma
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En bref — Le vibe coding consiste à créer un logiciel en décrivant ce que l’on veut à une intelligence artificielle, qui écrit le code, plutôt qu’en le programmant soi-même. Le terme a été lancé par Andrej Karpathy en février 2025. Bien encadré, il permet à des non-développeurs de créer de vraies applications ; pratiqué sans méthode, il produit du code fragile et des failles de sécurité.

Cette page explique d’où vient le vibe coding, comment il fonctionne, avec quels outils, ce qu’on peut construire et où sont les limites. Pour l’apprendre en vidéo sur un projet complet, la formation vibe coding de Dyma vous fait créer une application web avec Claude Code, sans écrire de code, jusqu’à sa mise en production. Les faits et les sources cités ont été vérifiés le 25 octobre 2026. Dyma est indépendante et n’est affiliée à aucun des éditeurs cités.

Vibe coding : la définition

Le vibe coding, c’est programmer en langage naturel : vous décrivez à une IA ce que l’application doit faire, elle écrit le code, vous essayez le résultat et vous demandez des corrections, sans lire le code vous-même. On ne tape plus d’instructions ligne par ligne ; on dirige, on teste, on ajuste.

Le terme vient d’Andrej Karpathy, membre fondateur d’OpenAI et ancien directeur de l’IA de Tesla. Dans un message publié sur X le 2 février 2025, il décrit « un nouveau type de programmation » où l’on s’abandonne complètement aux vibes et où l’on « oublie que le code existe » : il accepte toutes les modifications proposées par l’IA, sans lire ce qui change. Le mot s’est imposé en quelques mois : le dictionnaire anglais Collins l’a élu mot de l’année 2025, le 6 novembre 2025, et le définit comme l’usage d’une intelligence artificielle, guidée en langage naturel, pour écrire du code informatique.

Le sens s’est ensuite élargi. Au sens strict, celui que défend le développeur Simon Willison dans un billet du 19 mars 2025, faire du vibe coding, c’est construire un logiciel avec une IA sans relire le code qu’elle écrit ; un code relu, testé et que l’on sait expliquer relève du développement logiciel, même s’il a été écrit par une IA. Au sens courant, le mot désigne tout projet mené en décrivant l’application à une IA plutôt qu’en la programmant. C’est ce second sens qu’emploient les outils et les formations, et celui de cette page.

Comment ça marche

Une session de vibe coding est une boucle courte, répétée autant de fois qu’il le faut :

  1. Vous décrivez ce que vous voulez, en français : un écran, une fonctionnalité, une correction.
  2. L’IA écrit le code, crée ou modifie les fichiers et, selon l’outil, lance l’application.
  3. Vous essayez le résultat dans le navigateur, comme un utilisateur.
  4. Vous demandez une correction, en décrivant ce qui ne va pas, et la boucle recommence.

Ce qui a rendu cette boucle possible, ce sont les agents de code : des IA qui ne se contentent plus de suggérer quelques lignes, mais lisent tout un projet, modifient plusieurs fichiers, exécutent des commandes et vérifient le résultat.

Les outils du vibe coding

Les outils se rangent en quatre familles, selon l’endroit où vous travaillez et ce qu’il vous faut savoir :

Famille Exemples Pour qui
Générateurs d’applications en ligne Lovable, Bolt, Base44, Replit, v0, Google AI Studio Les non-développeurs qui veulent un prototype vite, dans le navigateur
Agents de code Claude Code, Codex Ceux qui veulent une application en production, sur leurs propres comptes
Éditeurs de code avec IA Cursor, Windsurf Les développeurs, qui gardent un œil sur le code
Assistants conversationnels Claude, ChatGPT De petits outils ou des pages générés dans la conversation

Leurs prix, leurs offres gratuites et leurs limites sont comparés dans notre article Lovable, Bolt, Base44 ou Claude Code : quel outil choisir.

Ce qu’on peut construire en vibe coding

Le vibe coding est à l’aise sur les applications web classiques : des pages, des comptes utilisateurs, une base de données, des formulaires, des paiements. Concrètement :

  • des prototypes pour tester une idée auprès de vrais utilisateurs ;
  • des outils internes : suivi de clients, tableaux de bord, gestion de planning ;
  • des applications par abonnement simples, avec inscription et paiement ;
  • des sites et des pages de présentation ;
  • des automatisations et de petits scripts du quotidien.

Il devient risqué quand l’application manipule des données sensibles, de santé ou bancaires, quand elle doit tenir une très forte charge, ou quand une erreur coûte cher. Là, un développeur qui relit le code reste indispensable.

Les limites et les risques

Le principe même du vibe coding, ne pas lire le code, est aussi sa faiblesse. Les principaux risques, et la façon de les tenir :

Risque Ce qui arrive La parade
Failles de sécurité En 2025, 170 projets Lovable sur 1 645 analysés laissaient lire leur base de données (CVE-2025-48757) Règles d’accès, clés hors du code, revue de sécurité
Perte de données En juillet 2025, l’agent de Replit a effacé la base de production d’un utilisateur pendant un gel du code Un environnement de test séparé, des sauvegardes
Code fragile Chaque correction en casse une autre ; personne ne comprend plus l’ensemble Une fonctionnalité à la fois, une version Git par étape
Coût qui s’emballe Les crédits ou le quota fondent dans des boucles de corrections Des demandes courtes et précises
Dépendance à une plateforme L’application ne vit que chez l’outil qui l’a générée Un code exporté sur GitHub, des comptes à votre nom

Ces cas ne sont pas isolés. Dans son rapport de juillet 2026, l’éditeur Veracode, qui vend des outils d’analyse de code, a soumis plus de cent modèles d’IA à des tâches de programmation : sans consigne de sécurité, leur code contenait une faille dans près de 44 % des cas testés, une proportion quasi inchangée en un an. La faille des projets Lovable a été révélée en mai 2025 par Matt Palmer, qui travaille chez Replit, un concurrent ; Lovable conteste la CVE, en estimant que la protection des données revient à chaque client. Dans l’affaire Replit, les données ont finalement été récupérées, et l’éditeur sépare depuis automatiquement les bases de développement et de production. Dans les deux cas, la leçon est la même : c’est à vous de vérifier.

Vibe coding, no-code ou développement : quelle différence ?

Approche Qui écrit le code Ce que vous obtenez
No-code
Bubble, Glide, Softr
Personne : vous assemblez des blocs visuels Une application qui vit dans l’outil, dans ses limites
Vibe coding L’IA, à partir de vos descriptions Du vrai code, que vous ne lisez pas forcément
Développement assisté par l’IA L’IA, relue et dirigée par un développeur Du code compris, testé et maintenu
Se former chez Dyma Sans coder : Créer une application avec l’IA Si vous codez déjà : Claude Code

Bien pratiquer le vibe coding

Le vibe coding n’oblige pas à tout accepter les yeux fermés. Cinq règles suffisent à passer du prototype à une application qu’on peut confier à de vrais utilisateurs :

  1. Cadrez : faites écrire par l’IA les specs de l’application avant la moindre ligne de code.
  2. Avancez par petites étapes : une fonctionnalité à la fois, avec une maquette validée.
  3. Sauvegardez : une version Git à chaque étape qui fonctionne.
  4. Vérifiez vous-même : essayez chaque fonctionnalité, y compris ce qu’un utilisateur ne devrait pas pouvoir faire.
  5. Sécurisez avant de publier : règles d’accès aux données, clés secrètes, revue de sécurité.

Notre guide Comment créer une application avec l’IA, sans savoir coder détaille chacune de ces étapes, avec les coûts. Pour les pratiquer en vidéo, la formation vibe coding de Dyma les applique à une application complète, comptes, base de données, e-mails et paiements compris. Et pour utiliser l’IA au quotidien sans créer d’application, la formation Claude est faite pour vous.

Questions fréquentes

Faut-il savoir coder pour faire du vibe coding ?

Non, c’est tout son intérêt. Il faut en revanche comprendre comment une application est construite, base de données, authentification, hébergement, pour donner de bonnes consignes à l’IA et repérer ses erreurs.

Le vibe coding est-il gratuit ?

En partie. Plusieurs outils ont une offre gratuite pour essayer : Lovable donne 5 crédits par jour, 30 par mois au plus ; Bolt, 1 million de tokens par mois ; Base44, 25 messages par mois ; le mode Build de Google AI Studio est gratuit avec ses modèles gratuits. Ces quotas suffisent pour tester une idée, rarement pour construire une application complète. Claude Code demande un abonnement Claude payant, à partir de 20 $ par mois ou 17 $ en annuel. Les services autour de l’application, base de données et hébergement, ont des offres gratuites suffisantes pour démarrer.

Quel outil choisir pour débuter ?

Pour tester une idée en quelques heures, un générateur en ligne comme Lovable ou Bolt. Pour une application que vous voulez posséder et faire évoluer, un agent de code comme Claude Code, qui demande un peu plus d’installation.

Le vibe coding est-il dangereux ?

Il n’est pas dangereux en soi, mais une application publiée sans vérification peut exposer les données de ses utilisateurs. Avant d’ouvrir une application au public, vérifiez les règles d’accès à la base de données, gardez les clés secrètes hors du code et faites une revue de sécurité.

Pourquoi le terme est-il parfois péjoratif ?

Parce qu’au sens strict, faire du vibe coding, c’est accepter du code sans le relire. Chez les développeurs, une application « vibe-codée » désigne souvent une application faite vite et mal vérifiée. Le problème n’est pas l’IA, mais l’absence de méthode.
Quentin de Vial

Quentin de Vial

Dix ans à enseigner le code, deux ans à enseigner l’IA. Co-créateur de Dyma, il vient de la conception de produits et suit de près ce que les agents changent au métier de développeur.
Erwan Vallée

Erwan Vallée

Co-créateur de Dyma, dix ans de code enseigné et deux ans d’IA. Il vient de l’architecture et de la mise en production, et défend une idée simple : on n’apprend l’IA qu’en construisant avec elle.